sans tapis, sans selle

Concours du 10 avril

Bonjour,

Le mois dernier, j'ai composé sur le thème "Nos Chouchous", le résumé de clôture est par ici

Une Cavalière Anonyme organise ce mois-ci le concours "la Cavalcade des blogs".

Vous connaissez le principe : rédiger un texte répondant au thème donné. ce mois-ci : « CHEVAL SANS SELLE, QUE FERIEZ VOUS? »


 

Pour  un cavalier, sans selle, l'imagination peut déborder ...

Charretier, le tapis et la selle ne font pas parti de mon équipement.

Je vais donc imaginer une reprise classique, avec des chevaux classiques, sans tapis, sans selle, sans mors.


 

Après avoir étrillé consciencieusement la monture puis lustré avec une brosse dure, il fût l'heure d'emmener  les chevaux dans le manège.

Petite balade bien sympa de quelques minutes afin d'échauffer les muscles des cavaliers.

Une fois sur la ligne du milieu, une gymnastique commença. Les cavaliers furent obligés de sautiller pour avoir l'élan nécessaire pour passer la jambe droite au-dessus de la croupe.

Tout le monde fut à cheval. La reprise allait pouvoir commencer.

Marc, l'instructeur, arriva. 

"Mettez-vous au pas, piste à main droite" dit-il.

"Comme vous n'avez pas l'habitude, respectez impérativement les distances de sécurité" ajouta-il.

Ils marchèrent donc les uns derrière les autres.

D'un coup, un courant d'air fit claquer une porte. Le cheval de tête prit peur et parti plein galop à l'autre bout du manège, s'arrêta net devant le pare-botte puis fit un demi tour express. Sophie, sa cavalière prit un billet allez simple pour le sol. Elle se releva sans mal et se remit à cheval. La séance reprit.

« maintenant, vous allez faire une demi-volte renversée au point K » ordonna Marc.

Une fois la figure réalisée, il ajouta :

« arrêtez-vous sur la ligne du milieu »

Les cavaliers exécutèrent.

« Bien, maintenant, chacun votre tour, vous allez faire les transitions pas-trot-galop puis galop-pas avant de revenir à votre place »

Quel exercice ! Les élèvent se regardèrent, leur niveau n'est pas super. Déjà qu'en selle, certains d'entre eux avaient du mal mais sans les étriers, c' était une autre paire de manches …

« C'est pour votre assiette » précisa Marc.

Un cavalier lui répondit :

« la table est mise, il ne manque plus que les gamelles »

Le premier s'élança. Le pas et le trot, il géra. Au galop, il paressait aussi à son aise. Retour à son point d'origine, il avait assuré. Applaudissements. Plusieurs s'élancèrent, sans trop de problèmes. Arriva le tour de Sophie. Peu sûr d'elle, la peur de chuter une nouvelle fois, elle exécuta l'exercice. Le pas, le trot puis l'allure de trop, le galop. Le cheval avait compris et accéléra. La cavalière n'avait pas eu le temps de réagir et glissa sur le poil en sueur de l'équidé pour rejoindre le sol, nez en premier. Sophie se mit à nouveau à cheval. À la fin de la séance, elle déclara continuer à monter à cheval mais avec une selle.


 

Point de vue du cheval...

Je suis un cheval d'un mètre cinquante au garrot. Des cavaliers m'ont dit avoir une robe baie. Je suis sûr d'avoir un poil foncé ! J'ai une aventure à vous raconter.

J'avais dix ans et vivais dans ce que les humains appellent un club équestre. Je vivais dans des prés avec des congénères, une vie agréable.

Deux fois par semaine, des petits humains venaient nous chercher pour se hisser sur notre dos. Quelle idée ! Mais c'était notre gagne-foin.

Le directeur ne voulait pas de barre en fer dans notre bouche, heureusement pour moi. Dans un de ces groupes, il y avait une cavalière. Je ne l'appréciais guère car la trouvais violente dans ces mains. Un jour, le directeur décida une leçon sans tapis ni selle et choisi de m'attribuer cette cavalière. Elle me prépara. Je m'amusai à lui renifler son arrière-train lorsqu'elle me nettoya les pieds. Elle avait peur, c'était drôle. Une fois prêt, nous allions rejoindre les autres dans le manège. Cette cavalière arriva à se hisser sur mon dos grâce à une de ces copines. Le directeur lui demanda de prendre la tête de reprise. Chouette, personne devant moi pour m'arrêter, au cas où une idée me viendrait ! Une porte claqua et me fit réellement peur. Je partis plein galop pour m'arrêter net devant le pare-botte. La cavalière chuta et je repris ma course. J'ai bien ri mais elle ne comprit pas, la porte était un prétexte. Les humains sont parfois trop long à comprendre nos motivations.

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